Quel est le risque inondation en Languedoc-Roussillon
Le Languedoc-Roussillon est particulièrement exposé aux inondations.
On y distingue trois grands types d'inondations :
- les inondations de plaine qui touchent le cours aval des grands cours d'eau régionaux (ex: le Rhône).
- les crues torrentielles qui touchent notamment les petits fleuves côtiers intermittents et les affluents des grands cours d'eau
- les inondations par ruissellement pluvial urbain qui trouvent leur origine dans les orages violents en zones urbanisées (ex: Nîmes)..
En bordure littorale, on peut assister à la concomitance d'une crue et d'une élévation du niveau marin (dépression, vent de mer, etc.). Ce niveau marin élevé gêne d'autant plus l'évacuation des crues vers la mer et accentue ainsi les débordements des cours d'eau.
En savoir plus sur les risques littoraux et la submersion marine
Quelques chiffres
Nombre de communes soumises au risque inondation, sur au moins une partie de leur territoire | 1132 communes, soit près des trois quarts des communes de la région (nombre total de communes = 1 545[1] ), dont :
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| Nombre de communes concernées par au moins 1 arrêté de catastrophe naturelle (période 1982-2002) : inondations, crues, coulées boueuses | 1 512 communes, soit 98% des communes de la région
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| Population recensée en zone inondable (source : étude DIREN 2006 sur le base du recensement 1999)
| Plus de 585 000 personnes résident de manière permanente en zone inondable :
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En savoir plus sur la répartition de la population permanente en zone inondable
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![]() Source : Syndicat Mixte de la Vallée de l'Orb | ![]() Source : Syndicat Mixte de la Vallée de l'Orb |
![]() Source : Syndicat Mixte de la Vallée de l'Orb | ![]() Source : SMAGE des Gardons |
Les facteurs aggravants
Les caractéristiques du climat et de la géographie en zone méditerranéenne sont des facteurs aggravants. En effet, le climat méditerranéen est caractérisé par des pluies particulièrement intenses s'abattant brutalement sur un faible périmètre géographique (épisodes cévenols). Ces phénomènes se conjuguent avec la morphologie particulière des bassins versants pour raccourcir les temps de réaction qui sont généralement extrêmement brefs, parfois de l'ordre de l'heure pour des petits bassins versants de quelques dizaines de kilomètres carrés.
En savoir plus sur les caractéristiques du Climat et et de la géographie:
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De plus, divers facteurs d'origine anthropique entraînent une amplification des phénomènes d'inondation. Ces facteurs d'aggravation sont principalement :
- La diminution, voire la suppression, des zones naturelles d'expansion des crues;
- L'imperméabilisation des sols;
- L'aménagements des cours d'eau du type endiguements, recalibrages;
- La modification des pratiques agricoles, avec notamment le remembrement des parcelles agricoles conduisant à la disparition des haies, fossés et bosquets...
L'impact des inondations catastrophiques est fortement aggravé par l'occupation du sol dans les zones à risques (habitations, activités économiques et enjeux associés).
En savoir plus sur les facteurs d’aggravation: le site du SMAGE des Gardons
Quelques évènements marquants
Depuis 100 ans, on note 7 évènements majeurs en Languedoc-Roussillon : 1907, 1933, 1940, 1958, 1999, 2002 et 2003, auxquels on pourrait ajouter 1988 pour la ville de Nîmes. A chaque fois, les pluies dépassent 400 mm/jour sur plusieurs centaines de km² voire près de 2 000 km² comme en septembre 2002. Les dégâts sont toujours très impressionnants et le nombre de tués significatifs (35 victimes dans l'Aude et les Pyrénées Orientales en 1999, 23 victimes dans le Gard en 2002).
![]() Source : SMAGE des Gardons | ![]() Source : SMAGE des Gardons |
![]() Source : SMAGE des Gardons | ![]() Source : SMAGE des Gardons |
Quelles tendances d'évolution ?
Le Languedoc Roussillon, même s'il reste assez peu peuplé, voit sa population s'accroître très fortement à l'instar de la région PACA, notamment en zone littorale (la population du littoral a doublé en 40 ans). Il convient également d'intégrer les flux touristiques qui peuvent significativement augmenter les risques pendant les périodes estivales.
Cet afflux de population entraîne un fort développement de l'urbanisation et une nette tendance à l'étalement urbain, ainsi que la multiplication d'infrastructures, de réseaux et d'activités économiques au détriment des zones inondables (ZI). Ainsi, en 10 ans, la surface inondable urbanisée a augmenté de 15 %.
En savoir plus par exemple sur le département du Gard:
Dans les années à venir, une des conséquences probable du réchauffement climatique est l'augmentation du nombre d'épisodes pluvieux intenses. Ce phénomène conjugué à une augmentation de la vulnérabilité des territoires (implantations humaines en zones inondables) implique une amplification probable du risque d'inondation au niveau régional.













